Morgan Philips Group acquiert les activités de recrutement d'Hudson en Europe

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Le secteur de l’emploi évolue et le management de transition ne fait pas exception. Initialement axés sur la France, les entreprises optent aujourd’hui pour une implantation à l’international ce qui se traduit par des postes plus fréquemment basés à l’étranger. Cette évolution est justifiée par divers facteurs notamment économiques et concurrentiels. Le défi pour les cabinets de recrutement repose donc sur leur capacité à gérer, de France, des recrutements pour une entreprise basée à l’étranger.


>> Management de transition : de nouveaux défis pour les cadres dirigeants


 

 

Expatriation

 

  • La nécessité de s’adapter au marché

Le management de transition à destination d’autres pays s’accroit incontestablement. Ce changement s’explique par l’évolution d’un marché progressivement orienté vers l’international. Les entreprises conscientes des avantages économiques que représente la délocalisation n’hésitent plus aujourd’hui à s’implanter hors de France. Stratégique, cette délocalisation leur assure des coûts de production réduits. Si le marché évolue, la demande salariale tend également à changer. Les profils très spécifiques nécessaires au management de transition ne sont pas à la portée de tous. Cela est également notable dans certains secteurs où les experts ne sont pas nombreux. Il est donc nécessaire de regarder extra-muros en recrutant des consultants dotés de compétences plus grandes dues à leurs expériences. Il n’est malgré tout pas simple de dénicher un talent à des milliers de kilomètres. C’est alors que devient judicieux le recours aux cabinets de recrutements, plus à même d’effectuer cette prospection.

 

  • Le manager de transition : candidat parfait pour l’expatriation

Quitter son pays d’origine n’est pas une mince affaire pour tout le monde. De nombreux facteurs peuvent dissuader l’employé de saisir cette chance. Toutefois, le manager de transition semble plus enclin à la mobilité. Senior, il jouie d’une liberté plus grande. Son âge lui permet d’avoir moins d’attaches vis-à-vis des nouveaux arrivants sur le marché du travail. En constante recherche de nouveauté, ce départ est pour lui une réelle opportunité d’acquérir une nouvelle forme d’expérience redonnant ainsi un souffle à sa carrière. Le tout dans un environnement favorable. Sollicité, il dispose d’une réel savoir et d’une expérience professionnelle riche qui attise la convoitise des pays en recherche de savoir-faire « à la française ». Ainsi, en 2014, près de 15% des expatriés étaient des seniors. Les entreprises font plus facilement confiance aux managers de transition de par leur séniorité, gage de respect accrut des engagements. En effet, les risques qu’ils se rétractent ou abandonnent leur poste sont quasi nuls, ce qui rassure indéniablement l’employeur.

 

  • Cabinet de transition : Adaptés à la demande

La problématique vécue au quotidien par les cabinets réside dans leur capacité à dénicher des talents vouant à être placés dans un pays étranger. Morgan Philips voit la demande de ses clients évoluer avec aujourd’hui 30% des offres de transition à pourvoir à l’international. 70% de ces offres sont des contrats locaux vers l’Europe de l’Est, la Suisse ou encore l’Inde. Les 30% restants désignent des expatriations ou des détachements à temps partiel. Le salarié effectue dans ce dernier cas une partie de sa mission directement de France et l’autre partie dans le pays solliciteur. Ce type de contrat est en grande partie lié aux pays méditerranéens. L’enjeu du recruteur est double. Dans un premier temps il doit trouver le candidat le plus approprié à la mission pour satisfaire l’entreprise. Ensuite, il doit assurer au futur employé les meilleures conditions de départ. Pour cela, le cabinet présente diverses solutions contractuelles ainsi que différentes ingénieries salariales visant à lui offrir le revenu le plus gratifiant possible. Garantir au candidat un départ l’esprit léger est essentiel à son bien-être et en conséquence à son adaptation une fois sur place. La transition tournée vers l’international a de beaux jours devant elle, il serait donc dommage de ne pas y songer.