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Management de Transition

Le secteur public n’apparaît pas, de prime abord, comme l’eldorado des managers de transition. Pourtant, l’expertise et la flexibilité de cette formule s’avèrent d’une aide précieuse dans l’indispensable conduite du changement que rencontrent les communes. A l’heure où tout doit être optimisé et réorganisé, le management de transition offre de nombreuses possibilités aux collectivités.


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Les acteurs du public se heurtent à des problématiques inédites : fusions régionales, fusions communales, baisses des dotations de l’Etat, défiance vis-à-vis des exploitants… A cela s’ajoutent des transferts de compétences de l’Etat vers les collectivités et une conjoncture économique maussade. La question que doivent se poser les communes n’est plus « comment réaliser tel projet sous tel délais », mais « pourquoi mener telle action à tel coût ? ». En bref : le secteur public se trouve à l’aube d’une profonde mutation.

La maîtrise des dépenses est devenue l’enjeu central de la gestion communale : comment faire plus et mieux, avec moins ? Or, là où les élus composent avec les enjeux électoraux, les managers de transition se trouvent, eux, en-dehors de tout champ politique puisque leur contrat repose précisément sur une échéance. Ils semblent ainsi tout désignés pour apporter le dynamisme et l’efficacité qui manquent parfois aux équipes en place.

Chambres de commerce et d’industrie, communes et départements connaissent aussi une grande refonte. Le processus de rassemblement, visant à assurer une organisation plus efficace et moins onéreuse, implique pourtant une vision globale et beaucoup de tact à l’heure de la réorganisation humaine. Le moindre heurt peut engendrer de longues grèves et une grogne sociale handicapante. Le manager de transition, exempt de tout passé et du tout futur avec la collectivité, connaît un champ d’action bien plus vaste qu’une personne en CDI ou qu’un contractuel qui nourrit naturellement des ambitions personnelles à moyen terme. Pour mener ces projets à bien, la tentation de composer avec les équipes déjà en place est souvent grande, mais celles-ci sont rarement armées pour mener à bien les transformations. Si de prime abord, cette option semble plus économique, les erreurs commises peuvent se révéler lourdes à payer dans le temps.

Enfin, le management de transition apparaît comme un moyen fiable de restaurer une relation de confiance entre collectivités et exploitants internationaux. De nombreux contrats n’aboutissent pas à un renouvellement du fait d’une définition lacunaire des besoins. L’exploitant doit être perçu comme la main qui fait, et non comme la tête qui pense. Les managers de transition ont coutume de se poser les bonnes questions à l’heure de la mise en place d’un projet et une fois leur mission achevée, leur contrat prend fin. L’efficacité préside à toute décision.

Tous les projets n’impliquent pas les services quotidiens d’un manager de transition. Une collectivité peut tout à fait choisir de faire appel à un expert à mi-temps, ou le rémunérer au taux jour. Les talents les plus performants se trouvent ainsi à portée de main pour palier un départ soudain ou pour mener à bien des projets de transformation. Cette option apparaît dès lors comme une solution bien plus économique à moyen terme que des recrutements traditionnels qui apporteront pour une durée indéterminée des compétences nécessaires seulement quelques mois.

Xavier Bezio – Associate Director
Morgan Philips Interim Management